Les librairies constituent l'un des rares endroits, tout du moins l'un des plus softs, pour oublier l'ingratitude d'une journée de travail ! Quel bonheur que de flâner entre les rayons, humer cette odeur de papier si particulière, si prometteuse; feuilleter les pages de ce livre, lire la quatrième de couverture de celui là, admirer la première d'un autre… puis, penser aux anniversaires, crémaillères qu'on n'a pas honorés … et selon la bourse du moment, se diriger (ou pas) vers le stand des livres des poches…
Wafae et… Wafae
- Tiens « guérir » de David Servan Schreiber a été édité en livre de poche
- Tu n'y penses pas, ne me dis pas que tu veux l'offrir à N ?
- et pourquoi pas ? qu'est ce qui te dérange ? La forme ou le genre littéraire ?
- les deux. Un poche pour N ?non mais as-tu vu sa bibliothèque ? une grande dame comme elle, un poche dans sa main !ne penses tu pas qu'il y ait aussi un problème de disproportion ? En plus « guérir » ! tu te rends compte de ce qu'elle pourrait imaginer ? Guérir de quoi ?
- des souffrances pardis !
- les quelles ?
- celles que la vie nous inflige, celles générées par nos émotions lorsque nous subissons des traumatismes comme la maladie par exemple … le livre justement, nous apprend que nous pouvons contrôler nos émotions pour garder le goût de vivre et optimiser nos chances de guérison.
- écoute moi j'ai l'impression que tu vas encore te lancer dans ton délire d'interprétation chaque fois que tu veux jouer à la cérébrale qui intellectualise tout et qui dit des choses qu'elle ne pense pas.
- disons que parfois effectivement je pense qu'il vaut mieux accepter une certaine souffrance pour ne pas l'attiser, mais plutôt l'apprivoiser et baliser la vie pour des joies aussi petites qu'elles soient ! Ceci dit je vais quand même l'offrir à N
- écoute, réfléchis, moi à mon avis ça serait une erreur … ne disais tu pas que N n'aimait que les histoires d'amour, surtout les amours impossibles …c'est drôle finalement, le mythe de l'amour a la peau dure ! elle ne sait pas à son age que c'est une arnaque … et dire que je la prenais pour une cuirassée !
- tu parles ! Fais lui entendre une mélodie de abdelhalim ou de oum keltoum et tu verras qu'elle va fondre dans un rêve insipidement mielleux
- moi je te dis ce n'est pas le livre qui lui faut, elle est plutôt à la recherche de ses émotions et non d'en guérir.
- cette discussion n'a pas de sens, mettons fin à ce dialogue !
- d'accord ,mais à tout hasard si tu la vois dis lui ceci : l'amour est un idéal, mais à lui seul il ne suffit pas à réaliser une existence, cela passe aussi par le travail, le bien être, le soutien, le temps qu'on donne aux siens, aux amis, par la créativité… tout cela N sait très bien le faire !
- mais ma parole on dirait que tu parles de cendrillon
- tu n'as rien compris, N n'est pas cendrillon, c'est une grande amoureuse devant l'éternel
- cendrillon aussi était une amoureuse !
- oui mais, d'un prince charmant, ce qui fait de cendrillon un conte sur l'ascension sociale
- et voilà c'est reparti, à ton tour de délirer, bientôt tu va déboucher sur un autre conte sur la lutte des classes, les différences culturelles ou peut être sur le terrorisme ou je ne sais quoi encore …
- tu sais quoi : tout compte fait, offrons le à N, elle verra qu'il il n'y a pas mieux qu'un livre de poche pour dompter l'attente ,la sollitude et les heures creuses !
- Tu as failli me faire perdre le sens de discernement qui veut que l'essentiel ne soit pas dans le contenant mais plutôt dans le contenu !
Maudite sois tu… mon autre moitié.
- Tu n'y penses pas, ne me dis pas que tu veux l'offrir à N ?
- et pourquoi pas ? qu'est ce qui te dérange ? La forme ou le genre littéraire ?
- les deux. Un poche pour N ?non mais as-tu vu sa bibliothèque ? une grande dame comme elle, un poche dans sa main !ne penses tu pas qu'il y ait aussi un problème de disproportion ? En plus « guérir » ! tu te rends compte de ce qu'elle pourrait imaginer ? Guérir de quoi ?
- des souffrances pardis !
- les quelles ?
- celles que la vie nous inflige, celles générées par nos émotions lorsque nous subissons des traumatismes comme la maladie par exemple … le livre justement, nous apprend que nous pouvons contrôler nos émotions pour garder le goût de vivre et optimiser nos chances de guérison.
- écoute moi j'ai l'impression que tu vas encore te lancer dans ton délire d'interprétation chaque fois que tu veux jouer à la cérébrale qui intellectualise tout et qui dit des choses qu'elle ne pense pas.
- disons que parfois effectivement je pense qu'il vaut mieux accepter une certaine souffrance pour ne pas l'attiser, mais plutôt l'apprivoiser et baliser la vie pour des joies aussi petites qu'elles soient ! Ceci dit je vais quand même l'offrir à N
- écoute, réfléchis, moi à mon avis ça serait une erreur … ne disais tu pas que N n'aimait que les histoires d'amour, surtout les amours impossibles …c'est drôle finalement, le mythe de l'amour a la peau dure ! elle ne sait pas à son age que c'est une arnaque … et dire que je la prenais pour une cuirassée !
- tu parles ! Fais lui entendre une mélodie de abdelhalim ou de oum keltoum et tu verras qu'elle va fondre dans un rêve insipidement mielleux
- moi je te dis ce n'est pas le livre qui lui faut, elle est plutôt à la recherche de ses émotions et non d'en guérir.
- cette discussion n'a pas de sens, mettons fin à ce dialogue !
- d'accord ,mais à tout hasard si tu la vois dis lui ceci : l'amour est un idéal, mais à lui seul il ne suffit pas à réaliser une existence, cela passe aussi par le travail, le bien être, le soutien, le temps qu'on donne aux siens, aux amis, par la créativité… tout cela N sait très bien le faire !
- mais ma parole on dirait que tu parles de cendrillon
- tu n'as rien compris, N n'est pas cendrillon, c'est une grande amoureuse devant l'éternel
- cendrillon aussi était une amoureuse !
- oui mais, d'un prince charmant, ce qui fait de cendrillon un conte sur l'ascension sociale
- et voilà c'est reparti, à ton tour de délirer, bientôt tu va déboucher sur un autre conte sur la lutte des classes, les différences culturelles ou peut être sur le terrorisme ou je ne sais quoi encore …
- tu sais quoi : tout compte fait, offrons le à N, elle verra qu'il il n'y a pas mieux qu'un livre de poche pour dompter l'attente ,la sollitude et les heures creuses !
- Tu as failli me faire perdre le sens de discernement qui veut que l'essentiel ne soit pas dans le contenant mais plutôt dans le contenu !
Maudite sois tu… mon autre moitié.










